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12/04/2010

Arles : Dame nature s'invite à La Chassagnette

NOTE : TRES BON. PRIX : CHER.

Un macaron au guide Michelin

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Il faut presque se perdre dans cette Camargue déserte pour dénicher La Chassagnette. Dans ce mas magnifique, on a la coolitude bio, la philosophie nature de pied en cap. Décor décontracté chic, belles boiseries, grand foyer, murs de feuilles mortes et service en tablier et chemise couleur lin. Dehors, tables sans chichis, entourées d’un potager-verger-bio de 3 ha.
Alors forcément dans l’assiette, Armand Arnal, 31 ans et un macaron du guide rouge, travaille ces produits bio avec une passion charnelle et conserve une politique de proximité dans un périmètre de 80 km, lorsqu’il ne puise pas dans son jardin.
Le personnel en empathie, pédagogique sur les produits et les recettes, vous sert une lisette crue et cuite accompagnée de gingembre, de roquette et de fleurs de bourrache, une glace de raifort à faire fondre dans une soupe de cresson, une délicieuse sole aux asperges et au lard de Jabugo, précise-t-on, avec échalotes, cébettes et coriandre hachées menues ou du pigeon finement tendre. Les plats sont également servis avec une salade que le serveur fatigue devant vous avec de l’huile d’olive "made in" Chassagnette pressée en même temps que les citrons. Le choix des vins est lui aussi régional, avec notamment un domaine saint-vincent de Gageron -la porte à côté- franc, qui ne triche pas. Comme la cuisine d’Armand Arnal qui lui a donné une nouvelle modernité : le naturel. Extra-ordinaire

Catherine UNAC cunac@midilibre.com

 On a aimé : l'ambiance buccolique, les plats pleins de saveurs, d'une apparente simplicité, la philosophie nature du chef, le service, la décoration écolo-chic...

On a moins aimé : l'addition un peu chère.

Du jeu au lun, midi et soir. La Chassagnette, domaine de L’Armellière, route de Sambuc, Arles. De 34 euros à 90 euros.

Tél. 04 90 97 26 96.

02/04/2010

Nîmes : Le bouchon du marché

Note : bon. Prix : pas cher.

Chez Marie-Claude Dumas et son équipe, un restaurant accueillant chaleureux et tout simplement bon

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Ah la bonne table que voilà. Quelle bonne surprise. En bas de la rue de l’Etoile, Le bouchon du marché propose une carte attractive, pertinente et pratique tendance rôtisserie, dans un décor de bistrot chaleureux. A midi, le faux filet de bœuf et de taureau est rôti à la broche servi coupé en tranches rosées et accompagné de brindilles de pomme de terre, de carottes râpées et d’une salade. Un plat qui respire la fraîcheur, appétissant à l’œil et goûteux dès la première bouchée. Une denrée rare… L’entrée ensoleillée, un croustillant de légumes grillés, est du même acabit esthétique et délicieusement craquante. Qualités esthétiques aussi pour le service. Bref, ce restaurant dans l’esprit bouchon ravit par sa cuisine mais aussi par son concept de rôtisserie qui fonctionne totalement le soir. Ainsi peut-on déguster du rôti de lotte roulée de poitrine et farcie de tapenade ou du toro aux herbes et arrosé d’huile d’olive. 

Belle et bonne, l’assiette à Jules à midi. Un menu léger et rapide casé dans une toute petite note -à moins de 10-, qui se réinvente tous les jours. Une belle idée qui commence par une mini-brochette de mozzarella ou une salade verte, un tartare de bœuf et en dessert quelques fromages ou un entremet au chocolat. Idéal pour les cadres et commerçants du quartier qui en ont fait leur cantine.

 Catherine UNAC cunac@midilibre.com

Du lun au ven midi et du lun au dim soir. Le bouchon du marché, 23 rue de l’Étoile, Nîmes. Assiette à Jules: 9,70. Menus 19, 26.

Repas sur commande. Tel. 0466231549.

On a aimé : l'acceuil  chaleureux, les plats cuits au rôtissoire, les petits prix.

On a moins aimé : l'odeur de viandes et poissons rôtis.

 

08/03/2010

Nîmes : That's amore l'Italie avec l'accent espagnol

NOTE : BON. PRIX : PAS CHER.


Les anciens de Little Italy continuent leur aventure rue Notre-Dame

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Ils s’étaient faits une belle petite réputation lorsqu’ils avaient le restaurant Little Italy, rue Émile-Jamais. Victime de ce petit succès, ils s’en sont allés de l’autre côté de la ville, rue Notre-Dame afin d’ouvrir un établissement plus grand, il y a un an. Marco, Antonio et Josefina ont conservé la recette de leur éussite : des plats italiens frais et tout faits maison et un accueil chaleureux. Antonio cuisine italien à la sauce sicilienne. Antipasti, pizzas, lasagnes, pâtes à la bolognaise et tiramisu, tout y est. Josefina, quand à elle est andalouse. Une Malaguena bavarde, aux "r" qui roulent et aux gestes vifs, maternelle avec tous ses clients. « Aqui es como en casa », (ici c’est comme à la maison) lance-t-elle avec un bel accent espagnol.
Est-ce que Metallica s’est senti « en casa » ? Très sûrement. Lors de leur concert, l’été dernier, le groupe de métal avait réservé le restaurant. En attendant de recevoir d’autres stars, Antonio, Marco et Josefina ont mis en place trois nouvelles formules pour le midi à 10 euros, 13 euros et 28 euros avec une entrée et un plat du jour. Les aubergines parmegiana joliment gratinées sont copieuses, tout comme les excellentes lasagnes, et un véridique tiramisu sans alcool au fond.
That’s amore ne serait-elle pas la meilleure adresse à Nîmes pour manger italien ?


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tlj sauf dim midi. That’s amore, 6, rue Notre-Dame, Nîmes. Plat du jour : 9 euros. Menus midi en semaine : 10 euros, 13 euros.
28 euros le soir. Carte. Tél. 04 66 40 72 93.

 

On aimé : l'accueil, les plats délicieux.

On a moins aimé : la décoration style auberge des années 80.

Nîmes : toute la Réunion au Paille en queue

NOTE : PAS MAL. PRIX : RAISONNABLE.

Un nouveau restaurant réunionnais au centre-ville de Nîmes

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Mathieu a donné à son restaurant le nom de paille en queue, l’oiseau emblême de l’île de la Réunion. Depuis quelques semaines à peine, avec sa mère, ils proposent la cuisine de leur pays. Avec ses larges yeux bleus et son allure flegmatique, il propose tous les plats traditionnels de l’archipel de l’océan indien : cari, chouchous, bouchons et autres achards.
Dans une salle à la décoration spartiate et kitsch, on est servi sur de petites tables en toile cirée aux couleurs de la Réunion. Des sets de table de photos de l’île couronnent le tout. On essaie de ne pas s’arrêter sur ce dressage de table d’un goût particulier pour se concentrer sur la carte ma foi assez alléchante.
Les samoussas, on connaît. Pas de mauvaise surprise, ils sont délicieux, tout comme les bouchons, ces petits raviolis à la viande de porc d'origine chinoise. Avec ça, des légumes frits, épicés et citronnés s’accomodent assez bien. Ils sentent bon le curcuma.
En revanche, mention bof pour le porc au massalé (un mélange d’épices inspiré de la cuisine indienne) avec du riz et des lentilles. Enfin, ce sera salade de fruits frais à la mangue, à l’ananas. Un tout petit peu cher pour 17 euros. En repartant, on a envie de lancer un "bon courage !" à cet établissement qui débute et aussi de recommander de sourire plus... fréquemment.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tlj sauf le lundi. Le paille en queue, 2, rue de L’école-Vieille, Nîmes. 15 euros, 17 euros. Carte. Plats à emporter. Tél. 04 66 21 84 85.

On a aimé : les bouchons et les samoussas.

On a moins aimé : l'accueil et la décoration ultra kitsch.

Sommières : tradition et région riment à L'Olivette

NOTE : BON.  PRIX : PAS CHER

Une adresse de bons goûts où l’on peut déguster les escargots à la sommiéroise

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Elles ne sont pas nombreuses les adresses où l’on peut manger de la cuisine régionale pour pas cher. Voyez plutôt, les escargots à la sommiéroise se dégustent ici, tout comme quelques délicieuses déclinaisons du taureau, en gardianne, côte ou pavé. Lionel Bellis, le chef, prépare aussi le foie gras cuit, poêlé ou parfois même au muscat de Lunel. Régionale donc la cuisine de ce petit restaurant, ancienne bergerie du XIXe siècle, où le vieux puits et la mangeoire ont gardé leur place et confèrent à l’endroit un joli cachet. Patrick Wolff, le propriétaire des lieux depuis août 2008 – le restaurant existe depuis 1994 - excelle en salle. Attentionné, discret, prévenant, auprès de sa clientèle familiale qu’il chouchoute ; il a mis en place une formule menu gratuit pour les enfants lorsque les parents choisissent le menu saison à 27 euros ou gourmand à 35 euros. Pour sa clientèle de salariés qui viennent déjeuner en semaine, deux formules avec chacune entrée, plat et dessert, à 12 euros et 16 euros fonctionnent bien. Pour ces dernières, des plats à l’ardoise sont proposés : salades landaises ou marcellin rôti au miel pour les entrées, sauté de volaille de grand-mère, croustillant de poivron, brochette de taureau pour les plats. Et en dessert, assortiment de fromage, tarte alsacienne ou glace. Voici quelques exemples de plats proposés un des jours de la semaine.
Une adresse de bons goûts, sans risque, traditionnelle on vous dit.

Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du jeudi au lundi, midi et soir. L’Olivette, 11, rue Abbé-Fabre, Sommières.
Plat du jour : 8,50 euros. 12 euros  à 35 euros. Tél. 04 66 80 71 10.

 

On a aimé :  les plats à l'ardoise, les escargots à la sommiéroise.

On a moins aimé : la décoration provençale un peu vieillotte.

06/01/2010

Aigues-Mortes : La table du Midi

NOTE : PAS MAL. PRIX : RAISONNABLE.

Un menu à l’ardoise, une cuisine régionale dans une belle maison de famille au cœur des remparts, voilà un peu le concept de ce nouveau restaurant aigues-mortais, ouvert il y a six mois. Sylvie mise sur une cuisine authentique et généreuse, imposant un petit détour dans la cité.

C.U.

Du mer au dim midi. La Table du Midi, 27 rue Pasteur, Aigues-Mortes. Menu unique 30  euros. Tél. 04 66 53 86 14.

Uchaud : cuisine de terroir à La table des oliviers

NOTE : PAS MAL, PRIX : RAISONNABLE


Une cuisine régionale, traditionnelle, familiale et un accueil chaleureux dans cet ancien relais de poste

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Si l’expression cuisine de terroir paraît parfois galvaudée, à La Table des oliviers, elle prend tout son sens. Le chef Frédéric Rigaud a même estampillé certains plats de sa carte d’une pastille "sélection de terroir". C’est dire s’il y tient. La recette n’est pas systématiquement régionale, mais les produits eux le sont.
En entrée, le marbré de foie gras est accompagné d’une gelée au muscat de Lunel, la daurade royale compte parmi les poissons de la carte et le magret est assorti d’une sauce au miel et à la fleur de thym. Dans ces plats traditionnels, on choisit la crème brûlée au foie gras et aux cèpes qui réussit le pari de la légèreté. Suit la caille désossée et farcie à la sauce gourmande et au foie gras. Ce n’est pas un produit du terroir mais il paraît mijoté et le foie gras s’allie aussi bien qu’avec une viande rouge.
Frédéric Rigaud puise l’inspiration dans sa mémoire d’enfant, dans son expérience et même dans les magazines télé. Les recettes y sont parfois excellentes », dit-il en riant.
Si l’on reste un peu déçu par le dessert aux trois chocolats, en revanche, on est conquis par l’accueil. Judith, l’épouse de Frédéric, accomplit sa tâche avec toute la courtoisie et la bonne humeur nécessaire.
Une adresse chaleureuse aux menus de très bonne tenue.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tlj sauf dim soir, lun midi, mar midi et mer midi. La Table des oliviers, 6 voie Domitienne, Uchaud. 18,50 euros à 38 euros.

Tél. 04 66 71 14 95.

29/12/2009

Nîmes : Le comptoir

NOTE : BIEN, PRIX : RAISONNABLE 

Au Comptoir, dans l'épicerie fine de Claude Bonnier, on trouve aussi bien des thés Mariage frères que des chocolats ou des gingembres confits, des parfums d’intérieur, de la vannerie du Zimbabwe faites avec du fil de téléphone ou de la confiture et de la moutarde en tube. Une épicerie fine originale et ouverte sur le monde.

C.U.

Du lundi au samedi, 9 h-19 h. Le Comptoir, 2 rue de la Monnaie, Nîmes. Tél. 04 66 67 35 18.

Nîmes : Le pian bistrot

NOTE : BON, PRIX : PAS CHER

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A deux pas des Arènes, le Pian bistrot propose des tapas chaudes ou froides, accompagnées d’une large carte de vins, dans une ambiance intime mais conviviale. Charcuterie, gambas, agneau au thym ou encore encornets à déguster dans la belle salle voûtée.

C.U.

Du mercredi au samedi soir, 18 h 30-2 h. Le Pian Bistrot, 20 bis, rue Bourdaloue, Nîmes. Tapas à partir de 2,50 euros. Menu :  34 euros.

 Tél. 04 66 26 37 30.

Vauvert : cuisine de Camargue à La Broussaillande

NOTE : PAS MAL, PRIX : RAISONNABLE

Ambiance provençale et cuisine qui fait la part belle aux taureaux de Camargue.

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La cuisine de Floréal Caballé fait les yeux doux à la Camargue. Avec son chevroux fondu sur des betteraves et agrémenté de petits feuilletés en forme de corne, le chef pique droit dans la culture camarguaise. « Cette entrée ressemble à un trident. C’est un clin d’œil», raconte Floréal, originaire de Saint-Gilles. On continue à cligner de l’œil au folklore local avec la gardianne de toros, préparée avec du taureau de manade AOC, et le pavé de toro. Durant les fêtes votives - les arènes ne sont pas loin- c’est rouille sétoise et paellas.
Dans cette charmante bâtisse au charme désuet et à la décoration exclusivement provençale, une belle part est aussi faite aux vins locaux. La cave de Vauvert produit depuis quelques années d’excellents costières dont la miravine, le noble gress, ou le perle du gress, un rosé très fruité.
On choisit donc l’entrée au chèvre fondu et aux betteraves chaudes puis on enchaîne sur le croquet de porc, une spécialité du chef. Il s’agit d’un croquant aux pieds, jarret et joue de porc, mêlé à une semoule spéciale et des lardons. Le tout pané et accompagné de pâtes, de légumes et d’un flan aux cèpes. Si la recette est délicieuse et originale, le plat s’avère un peu "estoufadou" comme on dit dans la région. Le repas se termine par une crème brûlée. Un déjeuner terroir qui tient au corps.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du lun au sam midi et soir. Le soir sur réservation.  La Broussaillande, 319 rue des Capitaines, Vauvert. 18 euros,  25 euros, 30 euros.

Tél. 04 66 84 74 68.