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20/09/2010

A Nîmes : La Terna, étape immanquable de la feria

NOTE : PAS MAL.  QUALITE/PRIX : PAS CHER.

Une adresse authentique, hispanique, tauromachique


Amateurs de troquets authentiques, en entrant à La Terna vous allez être servis. Ici on navigue entre Audiard et Pagnol, entre gouaille et sentiment. De chaque côté du comptoir on se taquine, on s’amuse, on s’embrouille "pour de faux". Et on baigne dans la tauromachie. Millian, Loré, Nimeno sont élevés au rang d’icônes, accrochés, punaisés partout, en photos ou sur des affiches. C’est le patron, Manu dit Le Blond, qui a voulu faire de son bar-restaurant un «musée taurin». Il ne s’agit pas d’un décor prétexte pour personnaliser son restaurant, mais bien d’une véritable passion pour la tauromachie. D’ailleurs, ce jour-là Manu avait délaissé ses cuisines pour suivre des corridas à Madrid.
Durant la feria, les aficionados en ont fait une étape obligée dans leur movida. En cette période festive, Manu concocte quelques mémorables côtes de taureaux grillées et gardianes.

Le reste du temps, un plat du jour fait l’affaire avec quelques grillades accompagnées d’un assortiment de légumes et de frites. Une petite mousse au chocolat ou une île flottante finissent de vous rassasier. Le tout est servi avec un rosé de la région parce «mieux vaut servir un vin d’ici que de l’eau de là !» se marre le serveur qui vous claque la main dans le dos avant de partir. Si tant et si bien qu’on a déjà envie de revenir.

Catherine UNAC cunac@midilibre.com

Du lundi au samedi sauf le dimanche. La Terna, 47, rue de la République, Nîmes. Menu complet entrée +plat +dessert +vin: 12 euros.

Menu complet feria : 14 euros. Tél. 04 66 21 84 74.

10/09/2010

A Collias, les pieds dans l'eau à L'Enclos

NOTE : BON. QUALITE/PRIX : PAS CHER 

Un restaurant charmant, un accueil chaleureux et une petite carte alléchante au bord du Gardon

Pas facile de trouver L’Enclos quand on n’est pas riverain, baigneur ou kayakiste. Une fois assis sous la tonnelle, sous le charme du restaurant et du panorama qu’offre le lieu sur les berges du Gardon, cette petite difficulté paraît anecdotique.
C’est Pierre, le maître des lieux avec son épouse Barbara, qui prend la commande. 23 ans d’une vie de restaurateur et pas le moindre signe de lassitude. Le sourire aux lèvres, il explique que ce décor de vacances lui file la pêche : « Comment ne pas être content de travailler tous les jours avec ce paysage magnifique » Forcément. Ici on se sent en vacances. La carte est simple. Des plats du jour un peu guinguette beaucoup brasserie : antipasti, bruschettas, foie gras maison, friture du golfe ou encore entrecôte. C’est un crumble niçois à la crème de chèvre qui titille les papilles. Des aubergines, de la tomate et du fromage de chèvre servis façon crumble. Une idée italienne du chef Jean-Marc Soulat qui imagine avec talent ces savoureux plats du jour. Les desserts sont du même acabit : tiramisu ou mousses au chocolat légères. Tout comme la note : ticket moyen 15 euros. De quoi donner envie de prolonger les vacances. Ça tombe bien, Pierre et Barbara ne terminent la saison que fin octobre.

Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tous les jours sauf le lundi. L’Enclos, 2 chemin Saint-Vincent, Collias. Plats autour de 12 euros, pizzas entre 11,50 euros et 13 euros.

Tél. 04 66 22 88 40.

A Nîmes : Le Wine Bar, brasserie première classe

NOTE: BON. QUALITE/PRIX : RAISONNABLE

 

Face aux arènes, le restaurant du sommelier-vigneron Michel Hermet, le Wine-Bar Cheval Blanc

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Si Michel Hermet a bonne presse et son Wine Bar est devenue une institution alors pourquoi s’attarder à sa table ? Parce qu’il est toujours bon de réviser ses classiques d’autant que quelques "c’était mieux avant" se lâchent volontiers dans le MGP (NDLR : microcosme des gourmets patentés). En dépliant la carte, ça sent la brasserie à plein nez (tournedos rossini, assiettes de coquillages, moules gratinées) et le terroir (escargots, pélardon, steack tartare d’Aubrac…) Sacrément alléchant d’autant que l’on vous titille avec une jolie ardoise de plats estivaux et de grillades de poissons (ce jour-là). Bref, l’appétit est là et heureusement les picholines aussi. Une entrée en matière avec un verre de rosé suffisante car la suite est rigoureusement pleine de fraîcheur, d’élégance, de simplicité et largement copieuse. Exemple flagrant que ce tartare de thon en entrée joliment accompagné de petites tomates en dés vinaigrées et de petites tartines de pains grillés à l’huile d’olive. Une entrée sacrément juste, ni trop "chichi" ni trop "plan-plan". Suit le petit plat qui accompagnera les fruits de mer. C’est entre le beurre salé, l’aïoli, la vinaigrette à l’échalote et le pain de seigle que se cache peut-être une partie du succès du Wine bar ; dans toutes ces attentions de bon goût, du service à la fraîcheur des plats. Sans oublier cette large carte des vins qui tire la langue (du Sud) aux crus comme il faut, bus et rebus.


Catherine UNAC  cunac@midilibre.com


Tous les jours, midi et soir sauf dimanche. Le Wine bar-Le cheval blanc, 1 place des Arènes, Nîmes. A partir de 12,50 euros.

Tél. 04 66 76 19 59.

03/09/2010

St-Roman-de-Tousque : La Patache

NOTE : BON. PRIX : PAS CHER.

Une adresse sur la corniche des Cévennes, entre Saint-Jean-du-Gard et Florac, qui propose de véritables recettes cévenoles comme le gratin de cèpes ou le sanglier aux airelles. Une authenticité  à prix plus que raisonnables puisque le premier menu est à 13 euros.

C.U.

Tous les jours midi et soir sauf mercredi. La Patache, direction Florac par la Corniche des Cévennes, Saint-Roman-de-Tousque (Lozère).

13 euros à 25 euros. Tél. 04 66 44 73 76.

Stes-Maries de la Mer : La cabanette sauvage

NOTE : BON. PRIX : PAS CHER

Dans sa Cabanette Sauvage, Jean-Pierre vous fait déguster sa cuisine familiale à base de grillades et de salades. On y arrive en voiture, en bateau ou à cheval pour profiter de la belle terrasse ombragée et du panorama apaisant du bac du Sauvage.

C.U.

Tous les jours à midi jusqu’à fin septembre. La Cabanette sauvage, route du bac, Les Saintes-Maries-de-la-Mer.
Ticket moyen : 15 euros. Tél. 06 21 18 96 30.

30/06/2010

Franquevaux : Cuisine modeste à L'Ancien Monastère

NOTE : BON. PRIX ; PAS CHER.

Près de Gallician en Camargue

C’est une table modeste, à la fois élégante et sans artifice. Une cuisine où la notion de terroir et la fraîcheur ne sont pas galvaudées. A midi dans une toute petite note, tient un menu correct et familial. La petite aubergine relevée de tomates, oignons et gratinée de parmesan est une entrée très simple qui s’accompagne d’une belle salade craquante et de petits dés de tomates. Le filet mignon de porc habituellement assez sec, s’ennoblit d’une sauce à la réglisse, de pois gourmands et d’une pomme de terre en robe des champs. Des plats classiques qui, s’ils ne forcent pas l’enthousiasme, valent pour la qualité des produits utilisés, leur fraîcheur, et le respect des saisons. Le jeune chef Sébastie Dautel est d’ailleurs Militant du goût, membre de la Confrérie des restaurateurs de métier du Gard et son restaurant sera bientôt labellisé Qualité sud de France. Autant de gages de qualité supplémentaires pour ce restaurant un peu perdu en Camargue dans le hameau de Franquevaux.
Qui dit Camargue, dit taureau. Et forcément Sébastien n’échappe pas au biou; il le travaille en carpaccio, dans le filet ou à l’ancienne, cuit à l’huile d’olive avec de l’ail et des écorces d’orange. Une vieille recette de l’arrière-grand-mère d’Émilie, son épouse. Dans sa nouvelle carte, qui est sur le point de sortir, le chef cuisinera l’agneau, du carré aux rognons !


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tous les jours sauf mer et dim soir. L’Ancien monastère, Franquevaux, Beauvoisin. Menus : 12 euros (entrée + plat +dessert), 17 euros, 26 euros.  Tél. 04 66 80 95 58.

Nîmes : Plaisirs gourmands orientaux à L'Epicurien

NOTE : BON. PRIX : RAISONNABLE


Une belle carte et un service agréable dans un petit cocon reposant au cœur de la ville

D’abord il y a le cadre: un patio renaissance au cœur de l’Îlot Littré, un cocon reposant et calme. Puis, il y a la carte : concise, orientale beaucoup. Enfin, le service souriant, agréable, presque amical. «On aime gâter les clients», insiste Kébira Khadre-Elbas. La maîtresse des lieux offre une cuisine sincère, généreuse, exigeante et, détail essentiel: délicieuse. Sans trahir la gastronomie marocaine: les plats sont épicés comme il faut, les produits viennent en grande partie des halles (certains sont hallal) et ils sont servis dans des jolis plats à tajines. Pas dans de vilaines vaisselles "touristiquement correctes" (car ici on n’est pas tombé dans le piège du folklore).
La petite assiette de l’entrée propose des kémias (pois chiches, carottes…) et une brick. Une assiette suffisante car le couscous qui suit est assez copieux. Merguez et kefta (boulettes de viandes) l’accompagnent. Vraiment bon, mais on lorgne dans le plat de la voisine, un tajine de poulet aux olives et citrons confits qui a l’air plus que bon, avec sa petite semoule de couscous sucrée-salée aux amandes.
Rassasiés, on fait l’impasse sur le dessert même si la soupe de pêche et perle de melon au gingembre frais et la brochette de fruits et son petit pot tout chocolat nous font de l’œil. Si, si…


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du mar au sam midi et soir. ’Épicurien, 16 lace André-Malraux, Nîmes.
Grande salade +dessert 9,50 euros, plat du jour : 11 euros. Menus : 12 euros et 13 euros. tél. 04 66 67 53 50.

18/06/2010

A Villeneuve lez Avignon : Cuisine haïtienne aux Jardins d'été de La Chartreuse

NOTE : BON. PRIX RAISONNABLE.

Méditerranée et Caraïbes sur la même carte tout l’été


Certaines vertus cardinales peuvent radicalement changer au cours des siècles. Ce fut l’ascétisme au XIVe, érigé par les moines de la chartreuse. Aujourd’hui, l’ouverture à l’autre est devenue celle des occupants actuels.
Le Circa, centre international de création et d’animations, propose un véritable projet culturel avec notamment des spectacles, l’accueil d’auteurs en résidence et un restaurant : Les Jardins de la chartreuse qui occupent trois anciennes cellules et jardins monastiques. Dans cet environnement atypique, le chef Emmanuel Bonnet dont c’est la première saison ici, propose une cuisine particulière cette année puisque l’association Circa a invité Mousson Roux, une artiste culinaire haïtienne (lire ci-dessous). Le temps de l’été -le restaurant termine sa saison en septembre- visiteurs, gourmets et curieux peuvent déguster une cuisine inédite, mélange de recettes méditerranéennes et haïtiennes. Tians, pastillas, tourtes de caille côtoient gratinés de crabe au mirliton, poulets djon-djon (champignons noirs), griots de porc et blancs manger. Ne passez pas à côté de la chiquetaille, une excellente entrée haïtienne de morue et harengs marinés avec du chou, des carottes, du piment et des échalotes.
Découvrez avec ces recettes, les influences africaines, françaises et indiennes qui font la richesse et la diversité de la gastronomie haïtienne.

Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tous les jours midi et soir. Les Jardins d’été de la Chartreuse, rue de la République, Villeneuve lez Avignon. Plat du jour : 9 euros. Menus : 17 euros, 27 euros. Menu végétarien et plats sans gluten. Tél. 04 90 15 24 23.

MOUSSON ROUX

Elle est l’ambassadrice des arts culinaires haïtiens durant tout l’été à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon. Outre la préparation d’un livre de recettes haïtiennes, Mousson Roux propose à la carte une dizaine d’entrées, de plats et de desserts
de son pays qu’elle rejoindra dès septembre, où  les « conditions de vie sont catastrophiques et où il n’y a toujours pas d’eau potable après le séisme de janvier dernier. »

A Nîmes : L'Arena café

NOTE : PAS MAL. PRIX : PAS CHER

C’est tout nouveau, ça vient d’ouvrir ! L’Arena café propose en face des arènes de Nîmes, à côté du restaurant Le Lisita, des salades, des galettes de sarrasin, des tapas et l’après-midi des glaces et des cocktails de jus de fruits frais.

Du lundi au jeudi, 8 h-20 h, vendredi et samedi, 8 h-23 h. Arena café, 2 boulevard des Arènes, Nîmes. Tél. 04 30 67 18 37.

14/06/2010

A Castelnau Valence : le domaine du chêne


Les 25 ha de vignes de Sylvain Ozil poussent au cœur de la garrigue, aux portes d’Uzès et donnent des rouges, des rosés et des blancs. Mention spéciale pour le grenache rosé, un vin frais, aux parfums de fruits rouges et aux notes florales distingué ces trois dernières années par le guide des vins Hachette.

Sur RDV. Domaine de Chêne, rue Mistral, Castelnau-Valence. Entre 4,80 euros et 6,80 euros la bouteille.  Tél. 04 66 83 21 91.