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13/12/2010

A Nîmes : la touche franco-britannique du Magister

NOTE : PAS MAL. PRIX : RAISONNABLE.

Martial Hocquart, chef du Magister et ex-etoilé à L’Imperator, a laissé ses cuisines à son gendre Andrew Winship depuis l’ouverture du Bois Mangé


Il est peut-être plus connu aujourd’hui pour son restaurant Le Bois Mangé, sur le périphérique, ouvert il y a maintenant presque deux ans. Martial Hocquart reste cependant aussi le propriétaire du Magister un établissement qui jouissait d’une excellente réputation. Aujourd’hui c’est son gendre, Andrew Winship qui officie en cuisine. Dans ce restaurant à l’atmosphère feutrée où Mozart passe en boucle, ce jeune chef anglais propose une cuisine classique et plutôt académique, entre influences british et savoir-faire du beau-papa. Comme il fait très froid dehors, on choisit une bisque accompagnée d’un petit filet de daurade et d’une noix de saint-jacques. L’entrée chaude s’accompagne également d’une petite julienne de légumes. S’ensuit un suprême de pintadeau avec encore des petits légumes et un rapé de pommes de terre... Le déjeuner se termine par un café. Ce sera suffisant...
Le service en salle était assuré avec précision par Marie-Claire, l’épouse de Martial, ce dernier officiant désormais à plein temps au Bois Mangé, brasserie dynamique et vivante.

Menu spécial gibier


Au Magister, on reste dans la tradition et le restaurant fait honneur aux saveurs hivernales jusqu’au 15 décembre avec un menu spécial. Celui-ci sera composé d’un foie gras de canard poêlé et mi-cuit, d’un lièvre à la royale ou d’aiguillettes de biche poêlées et d’un moelleux tiède aux poires.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Fermé mer midi, sam midi et dim. Le Magister, 5 rue Nationale, Nîmes. Menu du marché : 25 euros, menu gourmand 37 euros, menu dégustation 48 euros, enfant 12 euros. Menu gibier jusqu’au 15 décembre: 29 euros. Tél. 04 66 76 11 00.

A Garons, le braconnier ouvre son côté corse

NOTE : BON. PRIX : RAISONNABLE.

Yves Ruffinatto du Braconnier, et son épouse Brigitte viennent d’ouvrir un excellent resto corse

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03/12/2010

A Nîmes : Le Krismo, la cantine sympa de Momo

NOTE : PAS MAL. PRIX : PAS CHER

Boulevard Amiral-Courbet, une adresse pour le midi, pas chère et plutôt sympa

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Avouons-le, c’est avec quelques préjugés que nous nous sommes rendus dans ce restaurant du boulevard Amiral-Courbet, car le quartier n’est pas franchement réputé pour ses bonnes adresses gourmandes. Le Krismo, situé juste en face du Flaherty’s annonce sur sa devanture restaurant de caractère. On pousse la porte en espérant que la carte soit à la hauteur du slogan. Le lieu est chaleureux et dès l’accueil, on vous propose le menu à 11 euros avec plusieurs entrées et plats du jour mais sans desserts. À ce prix-là, on ne rechigne pas, d’autant que le café est compris.
Dans une ambiance plutôt conviviale, une petite assiette de bricks au pélardon inaugure le déjeuner. Une entrée pas mal du tout avec son petit goût de miel et sa salade verte fraîche. Pour la suite, entre le tajine de veau (servi sans semoule), le confit de canard et le gratin de poissons et de coquillages, on choisit le dernier. Le plat est servi dans un grand ramequin très très chaud. On y trouve différents poissons, des moules, des noix de saint-jacques, le tout dans un mélange crémeux. Le plat serait presque parfait s’il n’était brûlant.

La petite histoire se termine par un café et les bonnes plaisanteries de Momo, le maître des lieux qui précise que comme son restaurant, il a du caractère.
Momo qui a quitté la rue de l’Étoile et son restaurant Le Taros pour ouvrir il y a plus d’un an cette cantine simple et sympa.

 

Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du mardi au samedi midi et soir. Le Krismo, 16 bd Amiral-Courbet, Nîmes.

Menu du midi entrée+plat+café :  11 euros. Autres menus : 19 euros  et 26 euros. Tél. 04 66 21 01 85.

A Villeneuve lez Avignon : Basta Cosi réinvente la cuisine italienne

On a aimé ce restaurant où l’on sert une vraie cuisine italienne dans un décor industriel de bon goût

 

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Mamma mia ! En voilà un restaurant italien qui détonne des trattorias et autres pizzerias à nappes à carreaux. Dans cet ancienne station de relevage des eaux du Rhône qui alimentait au début du siècle les trains à vapeur, Ulrich Ducharne a développé un concept inédit ou presque. Celui d’une «vraie gastronomique italienne avec de véritables produits du pays, et une cuisine ouverte où les clients peuvent entendre Francesco et Michelangelo, les deux chefs, parler dans leur langue maternelle», explique avec détermination le jeune homme de 28 ans qui a aussi beaucoup misé sur la décoration.
Inspiré par le côté industriel du lieu, il a judicieusement préservé ce cachet particulier en créant des suspensions lumineuses avec des enjoliveurs de Fiat 500 ou en fixant des tirefonds de rail sur les ardoises au mur. Ce souci du détail et de la perfection se retrouvent aussi dans les entrées présentées dans des pots Le Parfait, et dans le choix des produits «qui donnent tous une valeur ajoutée au plat. Ça va de la charcuterie aux quatre mozzarellas, en passant par le pain bio».
Vérification faite, la salade de poulpes servie avec des lentilles et de l’houmous, elle aussi dans son pot Le Parfait, déroute par l’assemblage de ses produits autant qu’elle séduit. Quant aux linguine aux gambas et sa sauce de courgettes, elle nous a conquis. Toutes ces recettes 100% italiennes se dégustent jusque tard dans la soirée; on peut y voir Michelangelo faire tourner sa pâte à pizza derrière le comptoir avec une rare dextérité et avoir ainsi un petit goût de dolce vità.

 


Catherine UNAC cunac@midilibre.com

 


Ouvert du mardi au dimanche midi et soir. Basta Cosi, 7 impasse du Pont, Villeneuve lez Avignon.
Entrées autour de 7 euros, plats autour de 13 euros, pizzas autour de 12 euros.
Tél. 04 90 80 00 80.

03/11/2010

A Arles : A côté ou le Rabanel simplifié

NOTE : TRES BON. PRIX : RAISONNABLE.

À côté, le bistrot du chef doublement étoilé Jean-Luc Rabanel. Cher mais exceptionnel

La tendance est à la dispersion... chez les restaurateurs. Le chef doublement étoilé Jean-Luc Rabanel n’échappe à la règle. Il compte quatre établissements dans la même rue dans le style parisien de Christian Constant. Entre son Atelier  étoilé et À côté, le bistrot, l’artiste culinaire a ouvert Iode, une échoppe où il vend coquillages et crustacés et Salle à manger, un concept qui se réserve exclusivement. C’est chez À côté que notre appétit nous a guidés. Déjà séduit par la cuisine volubile du chef, son bistrot paraissait approprié pour un déjeuner plus simple en semaine et plus abordables dans tous les sens du terme. A l’intérieur, les ardoises, les chaises de bistrot Tolix, la machine à couper le jambon vintage, tous les codes du bistrot sont là. Dans l’assiette c’est une autre histoire Rabanel ne gâche pas son talent, il le concentre, le resserre, le sublime même. Délaissés les plats parfois un peu surjoués du chef étoilé, simplifiées les recettes de cet À côté, mais aussi envolées les idées faciles et éculées de bistrot. Le chef réussit une cuisine élaborée, extrêmement juste et créative avec les recettes de son terroir chéri, mélangeant des saveurs qui se distinguent harmonieusement. Comme la poêlée de moules et de crevettes avec son chorizo et son fenouil confit. Ou le foie gras confit au piment d’Espelette, sa confiture de pomme et son toast aux chanterelles. Le menu quotidien se nourrit des meilleurs produits et des inspirations du chef Rabanel qui passe d’un restaurant à l’autre tout au long du déjeuner, soufflant ici quelques ordres à son cuisinier, contrôlant là, l’arrivage des homards. Si Rabanel n’a pas le don d’ubiquité, il possède sans conteste le génie de la cuisine.

Catherine UNAC cunac@midilibre.com

Tous les jours de 9h à minuit. À Côté, rue des Carmes, Arles. Petits déjeuners, pauses gourmandes, bar à vins. Menu du midi : 29 euros. Menu du soir : 37 euros. 04 90 47 61 13.

11/10/2010

A Caissargues : déjeuner provençal aux Aubuns

NOTE : PAS MAL. PRIX : RAISONNABLE.

Sur la route de l’aéroport Nîmes-Garons, un jeune couple, Jean et Manon, vient de reprendre le restaurant


Roulés d’aubergines au jambon cru, suprême de poulet fermier sauce aux champignons et nage de fruits rouges. Ce menu de déjeuner c’est celui des Aubuns. L’hôtel-restaurant sur la route de l’aéroport à Caissargues, celui que beaucoup confondent avec Alexandre, parce qu’il est sur la même route.
Mais ici, pas de cuisine gastronomique. Jean et Manon, qui ont repris l’établissement il y a trois mois, travaillent des recettes provençales dans un souci de fraîcheur et au plus près des saveurs. Rien d’excentrique, ni de tarabiscoté, Jean qui est en cuisine, a développé une carte courte avec des recettes abordables pour tous les palais. Brandade de daurade, tagliatelles aux saint-jacques à la provençale, andouillette rôtie à la moutarde, panna cotta de fruits rouges ou crèmes brûlées.
Comme il fait encore beau, on déjeune au bord de la piscine le menu unique du midi ou les plats à la carte. La clientèle est habituée et pressée. Le service un peu monotone mais efficace. L’addition ne vous dépouille pas. Finalement on n’a pas grand-chose à redire de ce restaurant tenu avec la toute jeune passion de Jean et Manon. Tous les deux accueillants, animés par des projets raisonnés et un goût prononcé quand même pour la cuisine de "maman". A suivre.

 

 

Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du lundi au samedi midi et soir. Les Aubuns, route de Garons, Caissargues. Menu unique du midi : 15 euros.
Carte: plats autour de 19 euros.
Tél. 04 66 70 10 44.

A Nîmes : Le Bouchon et l'assiette remettent le couvert

NOTE : BON. PRIX : RAISONNABLE.

Tout près des jardins de la Fontaine, un restaurant transformé


Que de changements au Bouchon et l’assiette. Le chef Lionel Geiger est resté mais il a dépoussiéré sa petite affaire. La déco un peu désuète a fait place à une ambiance plus contemporaine. Les murs sont en pierres apparentes, les tables en bois sombres, un comptoir a été installé à l’entrée et les fenêtres agrandies laissent entrer la lumière. Le lieu paraît plus vivant. Evidemment, cette petite révolution ne pouvait se faire sans un changement radical de la carte. Finis les plats gastronomiques et les longs menus. Des plats pas tartes sont proposés à l’ardoise avec des intitulés pas compliqués. Résultat<TH>: de la vivacité dans l’assiette. Et une seconde vie pour ce restaurant qui est resté la cantine préférée des cadres du quartier en quête de plats vite compris, vite servis et à la qualité irréprochable. Le menu du jour affiche mesclun et œufs mayo, entrecôte et pommes de terre sautées et pain perdu en dessert. Pour quelque chose de plus folichon, il faut piocher dans la carte où l’on trouve notamment une excellente escalope de foie gras poêlée aux figues, une cassolette de homard aux girolles, une estouffade bœuf à la saint-gilloise ou encore en dessert, un petit pot au Carambar ou une mousse de chocolat light !
Ne manque plus qu’une terrasse qui serait pour le moment au stade de projet.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Ouvert tous les jours midi et soir sauf le mardi. Le bouchon et l’assiette, 5 rue de Sauve, Nîmes.
Menus 10 euros, 13,50 euros, 18 euros. Carte : plats à partir de 14 euros,
entrée à partir de 6 euros, desserts 6 euros.
Tél. 04 66 62 02 93.

06/10/2010

Nîmes : Simple douceur sucrée-salée

NOTE : BON. PRIX : RAISONNABLE

Passage des Marchands, une petite table aux plats délicats qui mélangent saveurs sucrées-salées


Voilà une toute petite adresse qui ne paie pas de mine, mais ne vous y fiez pas. Si le restaurant Simple douceur fait dans le discret -il est un peu dissimulé dans l’étroit passage des Marchands- et dans le modeste jusque dans son nom, il cache en revanche une cuisine créative et délicieusement élaborée. La petite ardoise annonce des émincés de porc au citron et caramel, un mijoté de dinde au brie et raisins secs ou encore un crumble de requin aux poires pochées. Les produits sortent de l’ordinaire, les combinaisons paraissent audacieuses et les plats réflechis. De quoi donner envie de s’asseoir sur les chaises un peu inconfortables du patio. On jette un œil sur la carte qui propose aussi des salades aux intitulés amusants : salade caractérielle, week-end à Rome. Mais le choix s’arrête sur cette alléchante ardoise du jour.

La tarte aux moules et à l’aneth réussit à étonner en dépit de son apparente simplicité, tout comme le clafoutis au chèvre et petits pois servi comme un flan couronne. L’émincé de dinde au brie surprend gentiment le palais qui se délecte d’une délicieuse purée de brocolis et de pâtes assez simples.
Le service qui n’a pas manqué d’efforts, amène une addition riquiqui. Bravo à Nelly qui, à 24 ans à peine, propose une cuisine pleine de promesses.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du mardi au samedi midi. Simple douceur, 7 passage des Marchands, Nîmes. Menus à 13,80 euros ou complet à 16,80 euros.

Tél. 04 66 21 05 11.

Uzès : Le meilleur de l'italie dans l'assiette du Zanelli

NOTE : BON. PRIX : RAISONNABLE.

C’est LA pizzeria d’Uzès, celle où l’on va pour ses plats préparés avec des produits venus directement d’Italie


Il n’est pas nécessaire d’être italien pour tenir un restaurant sur cette spécialité, il suffit parfois juste d’avoir le goût de la gastronomie et celui des autres. Ca tombe bien Éric Rinchand en est largement pourvu. Le patron du Zanelli offre une carte 100% italienne avec les saltimboccas, les antipasti, les linguini et tous ces plats chantants qui font la richesse de la cuisine italienne. La farine provient d’Italie, les sauces sont préparées au dernier moment et certaines régles de bases sont respectées comme de ne pas mélanger la viande avec les pâtes. Quelques entorses sont faites aux spécialités de la Botte : elles s’appellent linguines aux palourdes ou tagliatelles à la truffe (Eric travaille avec le syndicat des trufficulteurs du Gard lors de la fête annuelle de la truffe d’uzès).
En salle et en cuisine, l’équipe discrète est largement rodée aux rushs touristiques et aux clients exigeants. Résultat, il règne une ambiance estivale décontractée tout au long de l’année (le restaurant n’est fermé qu’en novembre) sur la petite placette à deux pas de la place aux Herbes.

Rien à redire du déjeuner: les antipasti classiques étaient délicieuses, la pizza aux quatre fromages appréciable avec sa pâte fine et l’accueil commerçant.


Catherine UNACcunac@midilibre.com


Du jeudi au lundi midi et soir. Le Zanelli, 3 rue Nicolas-Froment, Nîmes.  Plat du jour autour de 14 euros.

Pizzas à partir de 7,50 euros.  Tél. 04 66 03 01 93.

20/09/2010

Nîmes : Tapas, tartines et salades chez Tom's

NOTE : PAS MAL. PRIX : RAISONNABLE

Le IT rue Auguste a fermé ses portes. Le restaurant Tom's vient d'ouvrir à sa place. Au menu même esprit cool-chic et petites formules du midi pour manger sur le pouce… ou pas


Ceux qui aimaient l’ambiance et l’esprit cool-chic du IT ne perdront pas leurs repères. Le nouveau restaurant Tom’s a conservé l’atmosphère et même quelques tartines qui avaient fait le succès de cette cantine parfois un peu light.
Thomas Bernard, tout juste frais émoulu de Sup de co, fils et petit-fils de restaurateurs, s’est lancé avec passion dans cette aventure gastronomique. Une fois IT débaptisé, Tom’s floqué sur les stores, la terrasse conservée, le
restaurant a pu ouvrir il y a quelques semaines. Avec Aurore, une nouvelle chef en cuisine. Cette ancienne du Lisita – elle était chargée des desserts - concocte aujourd’hui des hamburgers aux étudiants voisins, de la fac Vauban mais pas seulement.

Thomas a établi une carte ouverte avec des valeurs sûres comme de copieuses salades-repas, des tapas, du magret de canard, des carpaccios, des gambas ou des seiches à la plancha. On peut y manger sur le pouce sans flamber son budget resto; les plats oscillent autour de 12 euros- le plat du jour est fixé à 9 euros- et les desserts (tiramisù, fondant, tarte du chef et un copieux café gourmand) avoisinent les 6 euros.
Un petit restaurant plutôt convaincant.

 

Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du lundi au samedi midi et du mer au sam soir. Dimanche midi : brunch. Tom’s, rue Auguste, Nîmes.
Plat du jour: 9 euros.
Formule 9,90 euros, tapas : 4 euros.