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06/01/2010

Uchaud : cuisine de terroir à La table des oliviers

NOTE : PAS MAL, PRIX : RAISONNABLE


Une cuisine régionale, traditionnelle, familiale et un accueil chaleureux dans cet ancien relais de poste

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Si l’expression cuisine de terroir paraît parfois galvaudée, à La Table des oliviers, elle prend tout son sens. Le chef Frédéric Rigaud a même estampillé certains plats de sa carte d’une pastille "sélection de terroir". C’est dire s’il y tient. La recette n’est pas systématiquement régionale, mais les produits eux le sont.
En entrée, le marbré de foie gras est accompagné d’une gelée au muscat de Lunel, la daurade royale compte parmi les poissons de la carte et le magret est assorti d’une sauce au miel et à la fleur de thym. Dans ces plats traditionnels, on choisit la crème brûlée au foie gras et aux cèpes qui réussit le pari de la légèreté. Suit la caille désossée et farcie à la sauce gourmande et au foie gras. Ce n’est pas un produit du terroir mais il paraît mijoté et le foie gras s’allie aussi bien qu’avec une viande rouge.
Frédéric Rigaud puise l’inspiration dans sa mémoire d’enfant, dans son expérience et même dans les magazines télé. Les recettes y sont parfois excellentes », dit-il en riant.
Si l’on reste un peu déçu par le dessert aux trois chocolats, en revanche, on est conquis par l’accueil. Judith, l’épouse de Frédéric, accomplit sa tâche avec toute la courtoisie et la bonne humeur nécessaire.
Une adresse chaleureuse aux menus de très bonne tenue.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tlj sauf dim soir, lun midi, mar midi et mer midi. La Table des oliviers, 6 voie Domitienne, Uchaud. 18,50 euros à 38 euros.

Tél. 04 66 71 14 95.

29/12/2009

Vauvert : cuisine de Camargue à La Broussaillande

NOTE : PAS MAL, PRIX : RAISONNABLE

Ambiance provençale et cuisine qui fait la part belle aux taureaux de Camargue.

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La cuisine de Floréal Caballé fait les yeux doux à la Camargue. Avec son chevroux fondu sur des betteraves et agrémenté de petits feuilletés en forme de corne, le chef pique droit dans la culture camarguaise. « Cette entrée ressemble à un trident. C’est un clin d’œil», raconte Floréal, originaire de Saint-Gilles. On continue à cligner de l’œil au folklore local avec la gardianne de toros, préparée avec du taureau de manade AOC, et le pavé de toro. Durant les fêtes votives - les arènes ne sont pas loin- c’est rouille sétoise et paellas.
Dans cette charmante bâtisse au charme désuet et à la décoration exclusivement provençale, une belle part est aussi faite aux vins locaux. La cave de Vauvert produit depuis quelques années d’excellents costières dont la miravine, le noble gress, ou le perle du gress, un rosé très fruité.
On choisit donc l’entrée au chèvre fondu et aux betteraves chaudes puis on enchaîne sur le croquet de porc, une spécialité du chef. Il s’agit d’un croquant aux pieds, jarret et joue de porc, mêlé à une semoule spéciale et des lardons. Le tout pané et accompagné de pâtes, de légumes et d’un flan aux cèpes. Si la recette est délicieuse et originale, le plat s’avère un peu "estoufadou" comme on dit dans la région. Le repas se termine par une crème brûlée. Un déjeuner terroir qui tient au corps.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du lun au sam midi et soir. Le soir sur réservation.  La Broussaillande, 319 rue des Capitaines, Vauvert. 18 euros,  25 euros, 30 euros.

Tél. 04 66 84 74 68.

16/12/2009

Gastronomie royale chez Alexandre

NOTE : TRES BON, PRIX : CHER

Le restaurant étoilé vient d’intégrer les Relais et Châteaux

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En intégrant le club des Relais et Châteaux, Michel Kayser a rejoint le cercle restreint et prestigieux des chefs d’exception: ils sont seulement quatre dans le Sud à faire partie de cette institution très select. Quatre chefs tous étoilés qui conjuguent tradition et modernité. «Je dis toujours à mon équipe, faites comme si vous faisiez la cuisine à votre maman », raconte Michel Kayser. Des mères bien chanceuses se dit-on en dégustant la mise en bouche de pain brioché à la sardine.
Dans le décor à l’exotisme chic, au cordeau et dont la vaisselle a été imaginée par Kayser lui-même, on goûte à une cuisine évidemment inventive mais surtout très technique. Le vibrionnant maître Kayser sait canaliser son talent, c’est là tout son génie. Géniale donc l’île flottante aux truffes sur un velouté de cèpes. Si l’assemblage des saveurs n’est pas inédite, la texture obtenue avec la quenelle de l’île flottante réussit le pari de l’onctuosité et de la légéreté. La truffe fraîche râpée en direct attise d’autant plus la gourmandise ; elle libère tous ses riches arômes de noisettes et de chêne.
Le filet de saint-pierre et l’encornet rôtis ensemble sont excellentissimes avec la sauce acidulée et le churros à l’encre de seiche, même s’ils font moins d’effet en bouche que l’entrée.
Le repas se termine par un coup de théâtre : le gigantesque charriot de dessert designé par Kayser s’ouvre comme une caverne d’Ali Baba et enveloppe littéralement la table. Une féerie de douceurs...


Catherine UNAC

cunac@midilibre.com

 

 

Du mer au dim midi. Alexandre, route de l’aéroport, Garons. De 46 euros à 134 euros. T. 04 66 70 08 99.

On a aimé :  l'île flottante aux cèpes et la truffe fraîche rapée en direct, la cuisine technique et minutieuse.

On a moins aimé : l'ambiance peut-être un peu trop intimiste.