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20/12/2010

A Nîmes : l'exotisme éclectique Toka la porte

NOTE : BON. PRIX : PAS CHER.

Ouvert depuis 4 mois, ce restaurant livre quelques bonnes surprises

 

Toka La Porte fait partie de ces lieux qui suscitent la curiosité dès le seuil franchi, avec sa décoration d’objets africains hétéroclites et ses photos plutôt kitsch comme celle de Mariah Carey. C’est Hugues et Anne-Lise qui ont eu l’idée de cet établissement. Il est chorégraphe, elle est danseuse et tous les deux ont créé leur restaurant, animés d’une même passion pour la cuisine africaine et antillaise et d’une envie de conjuguer leurs talents artistiques. Ils organisent aussi des soirées chez des particuliers où danses et cuisine se complètent. « Nous préparons à domicile le repas et puis nous dansons ensuite pour les convives », explique Anne-Lise dans un large sourire.
Dans leur restaurant, Hugues s’inspire des cuisines antillaises, africaines, malgaches et réunionnaises et livre des recettes originales et délicieuses comme le poulet perroquet à l’avocat et à la figue; l’aoucha, des boulettes de viandes aux courgettes; le kedjenou, un plat africain de poulet à la plancha aux aubergines et aux courgettes... Les plats plus traditionnels figurent aussi sur la carte comme le boudin créole, le rougail ou les acras de morue. Dans l’assiette, l’aoucha tient ses promesses, le plat est exotique et plein de saveurs comme on l’espérait. Le dessert de banane plantin et de mandarines couronne ce repas entre Afrique et Antilles. Cette adresse pleine de bonnes surprises manquait juste d’une petite musique d’ambiance. Un minuscule détail dans ce lieu chaleureux où tous les objets sont d’ailleurs à vendre.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Ouvert tous les jours midi et soir. Toka La Porte, 13 rue Littré, Nîmes. Sur place ou à emporter. Préparation de repas ou de soirées repas + danses à domicile. Plats à partir de 9,50 euros.

Tél. 06 13 64 22 56.

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13/12/2010

A Nîmes : la touche franco-britannique du Magister

NOTE : PAS MAL. PRIX : RAISONNABLE.

Martial Hocquart, chef du Magister et ex-etoilé à L’Imperator, a laissé ses cuisines à son gendre Andrew Winship depuis l’ouverture du Bois Mangé


Il est peut-être plus connu aujourd’hui pour son restaurant Le Bois Mangé, sur le périphérique, ouvert il y a maintenant presque deux ans. Martial Hocquart reste cependant aussi le propriétaire du Magister un établissement qui jouissait d’une excellente réputation. Aujourd’hui c’est son gendre, Andrew Winship qui officie en cuisine. Dans ce restaurant à l’atmosphère feutrée où Mozart passe en boucle, ce jeune chef anglais propose une cuisine classique et plutôt académique, entre influences british et savoir-faire du beau-papa. Comme il fait très froid dehors, on choisit une bisque accompagnée d’un petit filet de daurade et d’une noix de saint-jacques. L’entrée chaude s’accompagne également d’une petite julienne de légumes. S’ensuit un suprême de pintadeau avec encore des petits légumes et un rapé de pommes de terre... Le déjeuner se termine par un café. Ce sera suffisant...
Le service en salle était assuré avec précision par Marie-Claire, l’épouse de Martial, ce dernier officiant désormais à plein temps au Bois Mangé, brasserie dynamique et vivante.

Menu spécial gibier


Au Magister, on reste dans la tradition et le restaurant fait honneur aux saveurs hivernales jusqu’au 15 décembre avec un menu spécial. Celui-ci sera composé d’un foie gras de canard poêlé et mi-cuit, d’un lièvre à la royale ou d’aiguillettes de biche poêlées et d’un moelleux tiède aux poires.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Fermé mer midi, sam midi et dim. Le Magister, 5 rue Nationale, Nîmes. Menu du marché : 25 euros, menu gourmand 37 euros, menu dégustation 48 euros, enfant 12 euros. Menu gibier jusqu’au 15 décembre: 29 euros. Tél. 04 66 76 11 00.

A Garons, le braconnier ouvre son côté corse

NOTE : BON. PRIX : RAISONNABLE.

Yves Ruffinatto du Braconnier, et son épouse Brigitte viennent d’ouvrir un excellent resto corse

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03/12/2010

A Nîmes : Le Krismo, la cantine sympa de Momo

NOTE : PAS MAL. PRIX : PAS CHER

Boulevard Amiral-Courbet, une adresse pour le midi, pas chère et plutôt sympa

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Avouons-le, c’est avec quelques préjugés que nous nous sommes rendus dans ce restaurant du boulevard Amiral-Courbet, car le quartier n’est pas franchement réputé pour ses bonnes adresses gourmandes. Le Krismo, situé juste en face du Flaherty’s annonce sur sa devanture restaurant de caractère. On pousse la porte en espérant que la carte soit à la hauteur du slogan. Le lieu est chaleureux et dès l’accueil, on vous propose le menu à 11 euros avec plusieurs entrées et plats du jour mais sans desserts. À ce prix-là, on ne rechigne pas, d’autant que le café est compris.
Dans une ambiance plutôt conviviale, une petite assiette de bricks au pélardon inaugure le déjeuner. Une entrée pas mal du tout avec son petit goût de miel et sa salade verte fraîche. Pour la suite, entre le tajine de veau (servi sans semoule), le confit de canard et le gratin de poissons et de coquillages, on choisit le dernier. Le plat est servi dans un grand ramequin très très chaud. On y trouve différents poissons, des moules, des noix de saint-jacques, le tout dans un mélange crémeux. Le plat serait presque parfait s’il n’était brûlant.

La petite histoire se termine par un café et les bonnes plaisanteries de Momo, le maître des lieux qui précise que comme son restaurant, il a du caractère.
Momo qui a quitté la rue de l’Étoile et son restaurant Le Taros pour ouvrir il y a plus d’un an cette cantine simple et sympa.

 

Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du mardi au samedi midi et soir. Le Krismo, 16 bd Amiral-Courbet, Nîmes.

Menu du midi entrée+plat+café :  11 euros. Autres menus : 19 euros  et 26 euros. Tél. 04 66 21 01 85.

A Villeneuve lez Avignon : Basta Cosi réinvente la cuisine italienne

On a aimé ce restaurant où l’on sert une vraie cuisine italienne dans un décor industriel de bon goût

 

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Mamma mia ! En voilà un restaurant italien qui détonne des trattorias et autres pizzerias à nappes à carreaux. Dans cet ancienne station de relevage des eaux du Rhône qui alimentait au début du siècle les trains à vapeur, Ulrich Ducharne a développé un concept inédit ou presque. Celui d’une «vraie gastronomique italienne avec de véritables produits du pays, et une cuisine ouverte où les clients peuvent entendre Francesco et Michelangelo, les deux chefs, parler dans leur langue maternelle», explique avec détermination le jeune homme de 28 ans qui a aussi beaucoup misé sur la décoration.
Inspiré par le côté industriel du lieu, il a judicieusement préservé ce cachet particulier en créant des suspensions lumineuses avec des enjoliveurs de Fiat 500 ou en fixant des tirefonds de rail sur les ardoises au mur. Ce souci du détail et de la perfection se retrouvent aussi dans les entrées présentées dans des pots Le Parfait, et dans le choix des produits «qui donnent tous une valeur ajoutée au plat. Ça va de la charcuterie aux quatre mozzarellas, en passant par le pain bio».
Vérification faite, la salade de poulpes servie avec des lentilles et de l’houmous, elle aussi dans son pot Le Parfait, déroute par l’assemblage de ses produits autant qu’elle séduit. Quant aux linguine aux gambas et sa sauce de courgettes, elle nous a conquis. Toutes ces recettes 100% italiennes se dégustent jusque tard dans la soirée; on peut y voir Michelangelo faire tourner sa pâte à pizza derrière le comptoir avec une rare dextérité et avoir ainsi un petit goût de dolce vità.

 


Catherine UNAC cunac@midilibre.com

 


Ouvert du mardi au dimanche midi et soir. Basta Cosi, 7 impasse du Pont, Villeneuve lez Avignon.
Entrées autour de 7 euros, plats autour de 13 euros, pizzas autour de 12 euros.
Tél. 04 90 80 00 80.