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27/04/2010

Poulx : vent de modernité aux Amandiers

NOTE : PAS MAL. PRIX : RAISONNABLE

Du nouveau aux Amandiers qui ont changé de propriétaire, avec l’installation d’une rôtissoire

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En gardant le même chef, Christian Visiedo, Marie-Claude et Frédéric ont voulu préserver les recettes qui ont fait le succès de ce restaurant : une cuisine authentique, traditionnelle et familiale. Ils y ont ajouté la rôtissoire, qui avait fait la réussite de leur premier établissement nîmois, Le bouchon du marché. Sur le tournebroche cuisent des grosses pièces de bœuf marinées, des poissons farçis qui apportent une touche de fantaisie nécessaire et de modernité. Cette modernité, on la retrouve dans la décoration épurée, débarrassée de ses imposants meubles et de ses rideaux lourds mais qui ne donne pas non plus dans un déballage chic tendance ordinaire.
Si déjeuner à l’intérieur reste intéressant avec la chaleur conviviale que donne la rôtissoire, la nouvelle terrasse plein sud donnant sur une belle pinède, qui doit être aménagée incessamment sous peu, confèrera à l’endroit ce supplément d’âme qui lui manquait.

Éric, le maître d’hôtel, vous sert dans un empressement académique des asperges avec de la joue de loup de bonne tenue et un magret de canard délicieusement assorti d’une sauce au miel. La tarte poire amandine forme un clin d’œil au nom du restaurant.
Même si on a préféré (dans un autre registre) Le bouchon du marché, Les amandiers valent bien une escapade gastronomique dominicale en famille.

On a aimé : le principe des plats cuits à la rôtissoire.

On a moins aimé :  la décoration encore un peu rustique.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du mardi au dimanche midi et du mercredi au samedi soir. Les Amandiers, 42 rue des Amandiers, Poulx. 11 euros, 13 euros, 20 euros, 30 euros. Tél. 04 66 75 42 12.

Nîmes : cuisine asiatique à volonté au Panda wok

NOTE : PAS MAL.  PRIX : RAISONNABLE.

Cette petite chaîne a ouvert il y a un mois, juste en face du cinéma Kinépolis à Nîmes 

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La mode est au wok, à Nîmes tout au moins. On ne compte plus les endroits où l’on secoue énergiquement ces grandes poêles convexes. Tiger wok, Rouge tendance et Oz proposent déjà ce type de cuisson léger car nécessitant peu de matière grasse, rapide et laissant les légumes délicieusement croquants. Pandawok s’y est mis en déclinant tous les ingrédients de la cuisine asiatique façon self-service. Chacun choisit ses viandes, ses poissons, ses légumes et laisse faire un expert en poêle chinoise qui prépare en moins de deux un délicieux plat ou pas; car tout dépend des assemblages choisis par les clients.
Cette petite chaîne, qui a ouvert son restaurant nîmois il y a un mois à peine, coincé entre le restaurant La boucherie et le très fifties Memphis diner, donne juste en face du cinéma Kinépolis.
Si les choix des entrées, des plats, des ingrédients pour wok et des desserts sont larges et variés - au moins une dizaine de choix par catégorie -, l’endroit fait un peu caféteria avec son gigantesque espace et ses 220 couverts.
Au final, on a relativement apprécié les rouleaux de printemps, les salades de poulets et crevettes et les ingrédients pour le wok. Alors pourquoi pas, après une séance ciné ou une pause déjeuner.

On a aimé : la large variété des plats et des produits proposés.

On a moins aimé : le côté caféteria.

Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tlj midi et soir. Pandawok, rue Michel-Debré, Nîmes. 7,50 euros, 8,50 euros, 12,50 euros, 18,50 euros.  
Tél. 04 66 36 88 88.

12/04/2010

Aigues-Mortes : Le Café de Bouzigues

NOTE : BON. PRIX : RAISONNABLE.

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« Du contemporain remanié bizarre aux couleurs locales. » C’est le propriétaire des lieux, Christophe Cals qui définit ainsi son restaurant. Au Café de Bouzigues on est loin des décorations épurées et des ambiances aseptisées. Ici, on est plutôt stylé cabinet de curiosités avec têtes de taureaux en papier mâché et appliques en coquillages. Dans ce décor hétéroclite mais finalement harmonieux, il fallait s’attendre à une cuisine décomplexée. Elle l’est et se la joue méditerranéenne. Avec des huîtres de Bouzigues bien sûr et un magret aux pralines, une belle côte de taureau, une tourte aux escargots ou encore du saumon fumé maison. « Quelques curiosités sans chi-chi pon pon », insiste Christophe. Le tout nouveau chef Renaud Louradou en place depuis un mois, a gardé cette ligne directrice. Il a continué à travailler les produits du coin avec une inventivité à l’image du lieu, rigoureusement fantaisiste. Pour preuve : cette jolie petite assiette de foie gras poêlé au pain d’épices accompagnée d’un beignet de foie gras frit dans de la chapelure de pain d’épices. Bravo pour cette entrée légère. Et oui ! Bravo ensuite pour la brochette de bœuf au goût de pistache servie avec un gratin dauphinois à la pomme de terre et à la patate douce.
Il faudra revenir et déguster d’autres curiosités, perchés sur la nouvelle terrasse et rencontrer, qui sait, des invités prestigieux tels que Richard Branson le Pdg de Virgin, qui peut se targuer désormais d’être aller dans l’espace et… au Café de Bouzigues.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com

On a aimé : l'ambiance cool, le foie gras de l'entrée.

On a moins aimé : la brochette de boeuf un tout petit peu grasse.


Tlj midi et soir. Le café de Bouzigues, 7 rue Pasteur, Aigues-Mortes. 14 euros, 25 euros, 29,50 euros.

Tél. 04 66 53 93 95.

 

 

Arles : Dame nature s'invite à La Chassagnette

NOTE : TRES BON. PRIX : CHER.

Un macaron au guide Michelin

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Il faut presque se perdre dans cette Camargue déserte pour dénicher La Chassagnette. Dans ce mas magnifique, on a la coolitude bio, la philosophie nature de pied en cap. Décor décontracté chic, belles boiseries, grand foyer, murs de feuilles mortes et service en tablier et chemise couleur lin. Dehors, tables sans chichis, entourées d’un potager-verger-bio de 3 ha.
Alors forcément dans l’assiette, Armand Arnal, 31 ans et un macaron du guide rouge, travaille ces produits bio avec une passion charnelle et conserve une politique de proximité dans un périmètre de 80 km, lorsqu’il ne puise pas dans son jardin.
Le personnel en empathie, pédagogique sur les produits et les recettes, vous sert une lisette crue et cuite accompagnée de gingembre, de roquette et de fleurs de bourrache, une glace de raifort à faire fondre dans une soupe de cresson, une délicieuse sole aux asperges et au lard de Jabugo, précise-t-on, avec échalotes, cébettes et coriandre hachées menues ou du pigeon finement tendre. Les plats sont également servis avec une salade que le serveur fatigue devant vous avec de l’huile d’olive "made in" Chassagnette pressée en même temps que les citrons. Le choix des vins est lui aussi régional, avec notamment un domaine saint-vincent de Gageron -la porte à côté- franc, qui ne triche pas. Comme la cuisine d’Armand Arnal qui lui a donné une nouvelle modernité : le naturel. Extra-ordinaire

Catherine UNAC cunac@midilibre.com

 On a aimé : l'ambiance buccolique, les plats pleins de saveurs, d'une apparente simplicité, la philosophie nature du chef, le service, la décoration écolo-chic...

On a moins aimé : l'addition un peu chère.

Du jeu au lun, midi et soir. La Chassagnette, domaine de L’Armellière, route de Sambuc, Arles. De 34 euros à 90 euros.

Tél. 04 90 97 26 96.

02/04/2010

Nîmes : Le bouchon du marché

Note : bon. Prix : pas cher.

Chez Marie-Claude Dumas et son équipe, un restaurant accueillant chaleureux et tout simplement bon

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Ah la bonne table que voilà. Quelle bonne surprise. En bas de la rue de l’Etoile, Le bouchon du marché propose une carte attractive, pertinente et pratique tendance rôtisserie, dans un décor de bistrot chaleureux. A midi, le faux filet de bœuf et de taureau est rôti à la broche servi coupé en tranches rosées et accompagné de brindilles de pomme de terre, de carottes râpées et d’une salade. Un plat qui respire la fraîcheur, appétissant à l’œil et goûteux dès la première bouchée. Une denrée rare… L’entrée ensoleillée, un croustillant de légumes grillés, est du même acabit esthétique et délicieusement craquante. Qualités esthétiques aussi pour le service. Bref, ce restaurant dans l’esprit bouchon ravit par sa cuisine mais aussi par son concept de rôtisserie qui fonctionne totalement le soir. Ainsi peut-on déguster du rôti de lotte roulée de poitrine et farcie de tapenade ou du toro aux herbes et arrosé d’huile d’olive. 

Belle et bonne, l’assiette à Jules à midi. Un menu léger et rapide casé dans une toute petite note -à moins de 10-, qui se réinvente tous les jours. Une belle idée qui commence par une mini-brochette de mozzarella ou une salade verte, un tartare de bœuf et en dessert quelques fromages ou un entremet au chocolat. Idéal pour les cadres et commerçants du quartier qui en ont fait leur cantine.

 Catherine UNAC cunac@midilibre.com

Du lun au ven midi et du lun au dim soir. Le bouchon du marché, 23 rue de l’Étoile, Nîmes. Assiette à Jules: 9,70. Menus 19, 26.

Repas sur commande. Tel. 0466231549.

On a aimé : l'acceuil  chaleureux, les plats cuits au rôtissoire, les petits prix.

On a moins aimé : l'odeur de viandes et poissons rôtis.