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03/11/2010

A Arles : A côté ou le Rabanel simplifié

NOTE : TRES BON. PRIX : RAISONNABLE.

À côté, le bistrot du chef doublement étoilé Jean-Luc Rabanel. Cher mais exceptionnel

La tendance est à la dispersion... chez les restaurateurs. Le chef doublement étoilé Jean-Luc Rabanel n’échappe à la règle. Il compte quatre établissements dans la même rue dans le style parisien de Christian Constant. Entre son Atelier  étoilé et À côté, le bistrot, l’artiste culinaire a ouvert Iode, une échoppe où il vend coquillages et crustacés et Salle à manger, un concept qui se réserve exclusivement. C’est chez À côté que notre appétit nous a guidés. Déjà séduit par la cuisine volubile du chef, son bistrot paraissait approprié pour un déjeuner plus simple en semaine et plus abordables dans tous les sens du terme. A l’intérieur, les ardoises, les chaises de bistrot Tolix, la machine à couper le jambon vintage, tous les codes du bistrot sont là. Dans l’assiette c’est une autre histoire Rabanel ne gâche pas son talent, il le concentre, le resserre, le sublime même. Délaissés les plats parfois un peu surjoués du chef étoilé, simplifiées les recettes de cet À côté, mais aussi envolées les idées faciles et éculées de bistrot. Le chef réussit une cuisine élaborée, extrêmement juste et créative avec les recettes de son terroir chéri, mélangeant des saveurs qui se distinguent harmonieusement. Comme la poêlée de moules et de crevettes avec son chorizo et son fenouil confit. Ou le foie gras confit au piment d’Espelette, sa confiture de pomme et son toast aux chanterelles. Le menu quotidien se nourrit des meilleurs produits et des inspirations du chef Rabanel qui passe d’un restaurant à l’autre tout au long du déjeuner, soufflant ici quelques ordres à son cuisinier, contrôlant là, l’arrivage des homards. Si Rabanel n’a pas le don d’ubiquité, il possède sans conteste le génie de la cuisine.

Catherine UNAC cunac@midilibre.com

Tous les jours de 9h à minuit. À Côté, rue des Carmes, Arles. Petits déjeuners, pauses gourmandes, bar à vins. Menu du midi : 29 euros. Menu du soir : 37 euros. 04 90 47 61 13.

30/06/2010

Franquevaux : Cuisine modeste à L'Ancien Monastère

NOTE : BON. PRIX ; PAS CHER.

Près de Gallician en Camargue

C’est une table modeste, à la fois élégante et sans artifice. Une cuisine où la notion de terroir et la fraîcheur ne sont pas galvaudées. A midi dans une toute petite note, tient un menu correct et familial. La petite aubergine relevée de tomates, oignons et gratinée de parmesan est une entrée très simple qui s’accompagne d’une belle salade craquante et de petits dés de tomates. Le filet mignon de porc habituellement assez sec, s’ennoblit d’une sauce à la réglisse, de pois gourmands et d’une pomme de terre en robe des champs. Des plats classiques qui, s’ils ne forcent pas l’enthousiasme, valent pour la qualité des produits utilisés, leur fraîcheur, et le respect des saisons. Le jeune chef Sébastie Dautel est d’ailleurs Militant du goût, membre de la Confrérie des restaurateurs de métier du Gard et son restaurant sera bientôt labellisé Qualité sud de France. Autant de gages de qualité supplémentaires pour ce restaurant un peu perdu en Camargue dans le hameau de Franquevaux.
Qui dit Camargue, dit taureau. Et forcément Sébastien n’échappe pas au biou; il le travaille en carpaccio, dans le filet ou à l’ancienne, cuit à l’huile d’olive avec de l’ail et des écorces d’orange. Une vieille recette de l’arrière-grand-mère d’Émilie, son épouse. Dans sa nouvelle carte, qui est sur le point de sortir, le chef cuisinera l’agneau, du carré aux rognons !


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tous les jours sauf mer et dim soir. L’Ancien monastère, Franquevaux, Beauvoisin. Menus : 12 euros (entrée + plat +dessert), 17 euros, 26 euros.  Tél. 04 66 80 95 58.

18/06/2010

A Villeneuve lez Avignon : Cuisine haïtienne aux Jardins d'été de La Chartreuse

NOTE : BON. PRIX RAISONNABLE.

Méditerranée et Caraïbes sur la même carte tout l’été


Certaines vertus cardinales peuvent radicalement changer au cours des siècles. Ce fut l’ascétisme au XIVe, érigé par les moines de la chartreuse. Aujourd’hui, l’ouverture à l’autre est devenue celle des occupants actuels.
Le Circa, centre international de création et d’animations, propose un véritable projet culturel avec notamment des spectacles, l’accueil d’auteurs en résidence et un restaurant : Les Jardins de la chartreuse qui occupent trois anciennes cellules et jardins monastiques. Dans cet environnement atypique, le chef Emmanuel Bonnet dont c’est la première saison ici, propose une cuisine particulière cette année puisque l’association Circa a invité Mousson Roux, une artiste culinaire haïtienne (lire ci-dessous). Le temps de l’été -le restaurant termine sa saison en septembre- visiteurs, gourmets et curieux peuvent déguster une cuisine inédite, mélange de recettes méditerranéennes et haïtiennes. Tians, pastillas, tourtes de caille côtoient gratinés de crabe au mirliton, poulets djon-djon (champignons noirs), griots de porc et blancs manger. Ne passez pas à côté de la chiquetaille, une excellente entrée haïtienne de morue et harengs marinés avec du chou, des carottes, du piment et des échalotes.
Découvrez avec ces recettes, les influences africaines, françaises et indiennes qui font la richesse et la diversité de la gastronomie haïtienne.

Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tous les jours midi et soir. Les Jardins d’été de la Chartreuse, rue de la République, Villeneuve lez Avignon. Plat du jour : 9 euros. Menus : 17 euros, 27 euros. Menu végétarien et plats sans gluten. Tél. 04 90 15 24 23.

MOUSSON ROUX

Elle est l’ambassadrice des arts culinaires haïtiens durant tout l’été à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon. Outre la préparation d’un livre de recettes haïtiennes, Mousson Roux propose à la carte une dizaine d’entrées, de plats et de desserts
de son pays qu’elle rejoindra dès septembre, où  les « conditions de vie sont catastrophiques et où il n’y a toujours pas d’eau potable après le séisme de janvier dernier. »

A Nîmes : L'Arena café

NOTE : PAS MAL. PRIX : PAS CHER

C’est tout nouveau, ça vient d’ouvrir ! L’Arena café propose en face des arènes de Nîmes, à côté du restaurant Le Lisita, des salades, des galettes de sarrasin, des tapas et l’après-midi des glaces et des cocktails de jus de fruits frais.

Du lundi au jeudi, 8 h-20 h, vendredi et samedi, 8 h-23 h. Arena café, 2 boulevard des Arènes, Nîmes. Tél. 04 30 67 18 37.

14/06/2010

Saint-Hilaire d'Ozilhan : flot de nature à L'huître et la vigne

NOTE : BON. PRIX RAISONNABLE.

Un endroit original pour manger des coquillages sur le pouce


L’Huître et la vigne est une petite perle dans le paysage gastronomique. C’est l’idée d’une écaillère passionnée et d’un ingénieur reconverti vigneron, de faire venir la mer jusqu’à la terre. Un endroit rare où les coquillages se dégustent devant une mer de vignes.
Anne-Sophie et Benoît ont fait du mazet qu’ils ont acheté il y a cinq ans, un petit nid douillet où ils accueillent, sur réservation, une clientèle en quête d’une gastronomie hors norme et d’un lieu atypique. Anne-Sophie ouvre les huîtres, les oursins, cuit le homard, prépare les marinades de poulpe, le caviar d’aubergine ou la brandade. Benoît sert en terrasse, sous la tonnelle, ou l’hiver dans les petites pièces "cosy" et réchauffées par la cheminée. La vigne est à perte de vue. Le mistral fait onduler la toile qui fait de l’ombre aux tables et aux chaises tressées et donne des airs de Toscane au paysage baigné de lumière.
Dans le large plat chargé d’huîtres, de crevettes, de tourteaux, de petits pots et de verrines de marinades, le repas est là, prêt à être cassé, gobé, tartiné et arrosé du vin rosé frais de l’exploitation, le Marie-Charlotte.
Anne-Sophie regarde de loin d’un œil inquiet, « je veux que les gens repartent avec le sourire».
Une expérience gastronomique, champêtre, charnelle et définitivement authentique.
Catherine UNAC cunac@midiloisirs@midilibre.com

 


Sur réservation. L’Huître et la vigne, 1 route de Saint-Hilaire, Peyre-Plantade D792, Saint-Hilaire-d’Ozilhan. Plateau de fruits de mer à partir de 25 euros. Également à emporter. Tél. 06 08 05 63 57.

Arles : La mûle blanche, une table généreuse

NOTE : BON.  PRIX : RAISONNABLE.

Juste en face de l’espace Van-Gogh, un restaurant qui fait le bonheur des Arlésiens et des touristes depuis bientôt 16 ans.


De ces voyages réguliers dans l’océan Indien, il a ramené des recettes exotiques et un flegme tout insulaire. De son enfance arlésienne, il a conservé un goût pour les plats familiaux et l’accent de Provence. La cinquantaine hâlée, Serge Rolin propose une cuisine de bistrot méditerranéenne, un peu africaine et asiatique aussi, dans son restaurant La mule blanche en face de l’espace Van-Gogh. Jugez plutôt : roulé d’agneau, tellines de Beauduc, charlotte au chèvre et ricotta, filet de bœuf, brochettes, côtelettes d’agneau des Alpilles, poissons grillés, yassa de poulet.
D’ici quelques jours, Serge fera des blancs de poulets, de petits rognons de lapins ou encore des saint-jacques à la plancha.
Sur les petites tables en bois ombragées de jolis parasols rouges, le déjeuner peut commencer. On est agréablement surpris par l’entrée de charlotte chèvre ricotta, servi dans une sorte d’aumônière de courgette et accompagnée d’une sauce tomate fraîche et de chips de betterave. Le magret au miel n’est pas mal non plus avec son gratin de patates douces. Enfin la faisselle de fruits rouges est bien entourée de framboises, de groseilles et de fraises.
De cette table généreuse, on retiendra les plats joliment mis en scène et le service alerte et souriant.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Ouvert tous les jours midi et soir sauf  le dimanche. La Mûle blanche, 9 rue Président-Wilson, Arles. Plat du jour : 10 euros,12 euros, menu : 14,50 euros. Tél. 04 90 93 98 54.

25/05/2010

Nîmes : la cuisine aux petits soins au Vintage

NOTE : BON. PRIX : RAISONNABLE.

Une institution aux accents méditerranéens

Dans la festive et gourmande rue Fresque, il y a les petits nouveaux comme La casa blanca et les anciens tels que Le Vintage. En 21 ans, le restaurant de Paul Salvador s'est taillé une belle réputation sans jamais trahir ses principes : faire une cuisine de marché de qualité et accueillir dans la simplicité. Depuis un an, son nouveau chef Jacob Rossille, ex-étudiant de La méditerranée, Paul Salvador l'a traversée en venant d'Algérie, il y a longtemps, et il en a gardé un goût pour ses saveurs typiques et ses recettes savoureuses. On retrouve donc logiquement du tajine d'agneau, du presa de porc ibérique et son velouté au thé fumé, de la salade de poulpe, du risotto aux asperges... Et à l'occasion, un plat typiquement oranais : la calentica, une espèce de flan à la farine de pois chiches.

La région figure aussi en bonne place sur la carte tant avec la gardiane, le pavé de boeuf au jus de poire de penja que dans la sélection des vins avec les costières, les côteaux-du-languedoc ou les côtes-du-rhône.

L'extérieur vaut mieux que l'intérieur - la décoration y est un peu classique - car c'est le seul restaurant de la rue Fresque qui possède une placette et donc une terrasse relativement agréable. Petit conseil, choisissez le pavé de morue à la crème de piquillos, c'est un plat estival délicieusement léger et savoureux.

 

Catherine UNAC cunac@midilibre.com

Du mar au ven midi et du mar au sam soir.  Le Vintage, 7, rue de Bernis, Nîmes. 13,50 €, 15 €, 29 €. Tél. 04 66 21 04 45.

On aimé :  les plats aux accents méditerranéens.

On a moins aimé : la déco un peu trop classique à l'intérieur.

Pont du Gard : coup de main de maître aux Terrasses

NOTE : BON. PRIX : RAISONNABLE.

Jérôme Nutile, le chef étoilé du Castellas a supervisé les menus du restaurant du site du Pont du Gard


Débarrassé de son chapiteau, comme une verrue dans le paysage du Pont du Gard, Les Terrasses, le restaurant du site, s’est aussi offert un rajeunissement à l’intérieur et un sacré coup de main (experte) d’un certain Jérôme Nutile, chef aux deux étoiles du Castellas à Collias. Nouvelle déco donc et surtout nouvelle cuisine depuis le 1er mai. La famille Aparis, propriétaire du Castellas ayant obtenu la délégation de service public du site, a missionné son chef pour l’élaboration et la supervision des nouvelles recettes.
Soyons clairs, que les amateurs du Castellas ne viennent pas chercher du gastronomique, Les Terrasses ne sont pas l’annexe bistrotière du restaurant aux deux macarons. Elles servent une cuisine de brasserie très honnête aidée la patte délicate et habile de Jérôme Nutile. « Il faut savoir trouver l’équilibre entre une cuisine élaborée, des produits de bonne qualité et des prix raisonnables ». Il semble que le message ait été bien transmis au chef en place, Marco Panceri. Dans une belle vaisselle, la soupe d’asperges froides avec une crème fouettée fait l’affaire, tout
comme le carré d’agneau et ses petits légumes. Et la tarte fine aux pommes est agréablement craquante. Il ne manque plus que les nouveaux meubles de terrasse et le restaurant devrait enfin devenir l’atout du site, qu’il a eu peine à devenir. Et tenir tête haute devant son voisin (très) rive gauche, Le Vieux moulin.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Tlj midi et soir. Snacking l’après-midi. Les Terrasses, esplanade rive droite, site du Pont du Gard, Nîmes. 14,50  euros, 27 euros, 37 euros.

Tél. 04 66 37 50 88.

On a aimé : le site unique évidemment, la cusine de brasserie élaborée.

On a moins aimé : l'agneau pas assez cuit à notre goût.

Pont du Gard : Coup de main de maître aux Terrasses

16:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terress

27/04/2010

Poulx : vent de modernité aux Amandiers

NOTE : PAS MAL. PRIX : RAISONNABLE

Du nouveau aux Amandiers qui ont changé de propriétaire, avec l’installation d’une rôtissoire

RESTOAMANDIE.jpg

 

En gardant le même chef, Christian Visiedo, Marie-Claude et Frédéric ont voulu préserver les recettes qui ont fait le succès de ce restaurant : une cuisine authentique, traditionnelle et familiale. Ils y ont ajouté la rôtissoire, qui avait fait la réussite de leur premier établissement nîmois, Le bouchon du marché. Sur le tournebroche cuisent des grosses pièces de bœuf marinées, des poissons farçis qui apportent une touche de fantaisie nécessaire et de modernité. Cette modernité, on la retrouve dans la décoration épurée, débarrassée de ses imposants meubles et de ses rideaux lourds mais qui ne donne pas non plus dans un déballage chic tendance ordinaire.
Si déjeuner à l’intérieur reste intéressant avec la chaleur conviviale que donne la rôtissoire, la nouvelle terrasse plein sud donnant sur une belle pinède, qui doit être aménagée incessamment sous peu, confèrera à l’endroit ce supplément d’âme qui lui manquait.

Éric, le maître d’hôtel, vous sert dans un empressement académique des asperges avec de la joue de loup de bonne tenue et un magret de canard délicieusement assorti d’une sauce au miel. La tarte poire amandine forme un clin d’œil au nom du restaurant.
Même si on a préféré (dans un autre registre) Le bouchon du marché, Les amandiers valent bien une escapade gastronomique dominicale en famille.

On a aimé : le principe des plats cuits à la rôtissoire.

On a moins aimé :  la décoration encore un peu rustique.


Catherine UNAC cunac@midilibre.com


Du mardi au dimanche midi et du mercredi au samedi soir. Les Amandiers, 42 rue des Amandiers, Poulx. 11 euros, 13 euros, 20 euros, 30 euros. Tél. 04 66 75 42 12.